Je pourrais commencer comme tout le monde, en vous disant qu'il est le fils de son père, mais franchement, très franchement, on s'en fout.
Quand un artiste arrive sur le devant de la scène, on observe plusieurs scénarios : le déballage de sa biographie (recherche des liens de parentés,.. oh !), et la comparaison (c'est le nouveau {insérez ici ce que vous voulez, ca marche avec tout}).
Pour Ours, on va tout simplement éviter de tomber dans le cliché. Il pourrait être un n-ième artiste de la sacrée Nouvelle Scène Française, mais non.
L'album est une savante acclimatation des rythmes d'Amérique du Sud, avec un poésie simple et douce. Il a une façon bien à lui de chanter le mot "bisou" qui rend ce mot touchant.
On oublie donc toute référence à Bénabar, ou autre Florent Marchet. Les thèmes abordés sont décalés et frais. La plage 8 (La Maison De Mes Parents) est un régal : un adaptation de la recette des Madelaines à la sauce adulescent.
La plage 1 passe en radio (Le Cafard Des Fanfares) : on pourrait alors comprendre pourquoi il a choisi ce nom d'artiste. Il n'aime pas les réjouissances communes et obligatoires, comme le 14 juillet ou la Fête de la Musique. Et pourtant, Ours n'a rien d'un homonyme mal léché, ce nom s'est imposé par simple comparaison. Il hiberne dans sa chambre, et un jour, il décide de sortir et d'affronter le monde (Il Etait Temps).
Il fait beau, un air mélancolique du sud des Amériques nous arrive. Une poésie douce, sans chichi,...
Ca donne quasiment d'acheter une décapotable, d'enlever Matthieu Boogaerts du lecteur CD et d'y glisser celui d'Ours.